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Indigenous Gala supports youth suicide prevention

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I’ve been pleased to support some very worthwhile and important work that is bringing hope for indigenous youth.  Jewel’s Cause was established in response to the passing of Jewel Monture, a Mohawk youth who took her life at the tender age of 12. Known to her community as Gah wediyo, from the Turtle Clan. She was an accomplished dancer in tap, jazz, ballet, hiphop, lyrical and Smokedance.

She was also a victim of abuse and bullying that ultimately left her in a state where she felt there was no way out.

Many of us, and many of our family and friends have been touched by youth suicide. Despite their grief and sadness, families have found the strength to overcome their pain in an effort to raise awareness to this difficult issue. It also raises awareness of some of the associated issues suffered by the youth, including bullying, online-bullying, abuse, depression, anxiety disorders and addictions.

On Saturday, September 24, Jewel’s Cause is hosting the Purple Tie and Glamour Gala, in association with Brampton’s first-ever indigenous festival, Akweni Ki. The Gala will take place at the Brampton Fairgrounds in Caledon, Ontario. Proceeds of this star-studded gala will go towards suicide prevention programs that will inspire, educate and empower youth through education, fashion, creative arts and mentoring.

Please support Jewel’s Cause by buying a ticket and attending the Gala.  For tickets, visit: www.oneidacircle.org.

 

John Beaucage to advise on needs of aboriginal youth

By Tanya Talaga
Queen’s Park Bureau, Toronto Star

For the first time, Ontario has appointed a special advisor to the government on the plight of aboriginal youth.

John Beaucage, former grand council chief of the Anishinabek Nation, will be the aboriginal advisor on child welfare, reporting to Children and Youth Services Minister Laurel Broten.

“This is a very important step and reflective to the significance we place on finding solutions to the very challenging issues that do exist, both in the north but also in our urban centres,” Broten told the Star.

Staggering youth suicide rates in remote northern communities and funding problems among First Nations children’s aid societies will be a focus for Beaucage. His one-year appointment coincides with an ongoing review of the Child and Family Services Act. The review hones in on the situation of aboriginal kids.

It would be a mistake to believe all the problems among First Nations children could be solved in a year, said Beaucage. Children in the north often grow up in Third World conditions, coping with poverty, substance abuse, inferior education and despair. Those problems often follow aboriginals off the reserve and into the cities.

“The problems have been there for a long time,” he said in an interview from Ottawa. “But what I am hoping is there will be a more inclusive process with First Nations leadership and leadership with urban aboriginal people.”

Nearly 21 per cent of Ontario’s 9,000 Crown wards are aboriginal kids or children with First Nations heritage. There are six aboriginal children’s aid societies and many struggle to manage historic funding inequities while taking care of vulnerable kids.

On Wednesday, the Ontario Association of Children’s Aid Societies called improved services for aboriginal children one of three priority areas the province needs to tackle now.

A Star investigation last year focused on the troubles of Payukotayno James and Hudson Bay Family Services which nearly shut its doors because it could no longer afford to pay its bills. The agency was also confronting a teen suicide crisis – 13 youth in the remote communities dotting the James Bay coastline committed suicide in 2009, all by hanging.

Suicides among First Nations youth is a societal problem with no easy answers. “It is always something there that is lurking”, said Beaucage.

“I have experienced it, I’ve seen it and I would be remiss if I wasn’t able to make some kind of comment on it, speak to elders and to look at the traditional aspects of prevention of these horrible tragedies,” he said.

Broten did step in to help with Payukotayno’s $2.3 million debt. Costs are higher in remote agencies that often service fly-in only communities and have to charter planes in a moments notice to rescue a child in danger.

After the Star series appeared, Broten also provided funding for four suicide prevention workers.

But agencies serving First Nations communities are historically underfunded. An independent review prepared for the government in 2006 showed Payukotayno and Tikinagan Children and Family Services required a baseline funding increase of $24.6 million to give northern kids the same level of care Crown wards in the south receive.
A three-person committee is also studying the funding woes of all of Ontario’s 53 children’s aid societies, 49 of which have recently faced shortfalls.

Terry Waboose, deputy grand chief, Nishnawbe Aski Nation, called Beaucage’s appointment a positive step. “It is vitally important for us, child welfare is a big issue,” he said. “I see this as a positive step.”

Le taux de suicide des jeunes Amérindiens atteint un niveau critique

par Juhie Bhatia
18 fevrier, 2010

Quand les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver démarreront le mois prochain, un symbole inuit représentera l’événement. Le logo des Jeux est un inukshuk moderne, une sculpture en pierre utilisée par les Inuits du Canada comme des points de repère directionnels, qui, selon les organisateurs, symbolisent l’amitié et l’espoir. Mais l’espoir semble une denrée rare pour beaucoup de jeunes autochtones au Canada. Les suicides atteignent un taux inquiétant, entraînant des situations de crise dans quelques communautés.

Le taux global de suicides a baissé au Canada au cours des années mais pas dans les communautés autochtones, bien que des variations importantes existent entre communautés. Les taux de suicide sont cinq à sept fois plus élevés pour des jeunes de Premières nations que pour les jeunes non autochtones, et les taux pour les jeunes inuits sont parmi les plus élevés du monde, 11 fois la moyenne nationale. Certains supposent que le problème est en fait pire, puisque les statistiques, souvent, n’incluent pas tous les groupes autochtones.

Plusieurs facteurs contribuent [en anglais] peut-être à ces taux élevés, comme l’isolement, la pauvreté et le manque de logements, de soins médicaux, de services sociaux et d’autres services essentiels. Le blog Sweetgrass Coaching, écrit par Richard Bull, blâme [en anglais] aussi la douleur et l’impuissance qui ont résulté de la colonisation :

“On ne peut pas comprendre le suicide autochtone sans examiner la colonisation. Nous, en tant que personnes autochtones, devons nous rendre compte que nous n’avions pas de taux exorbitants de suicide avant l’invasion par les Européens (le “contact” est un mot trop propre pour ce qui s’est vraiment passé).

Quand la société canadienne dit que nous sommes malades c’est comme un meurtrier psychopathe qui se plaint de quelqu’un qu’il a essayé d’étrangler à plusieurs reprises, et qui dit qu’il devrait faire quelque chose pour les marques sur son cou et voir un psychiatre pour ses cauchemars récurrents et son manque de confiance en soi.”

Quelques blogueurs mentionnent en particulier les pensionnats pour les autochtones [en anglais] du Canada, un système financé par l’État et dirigé par des églises qui ont séparé des enfants autochtones de leurs familles et leurs communautés pour les aider à s’assimiler dans les cultures euro-canadiennes. Du XIXème siècle jusqu’aux années 1970, plus de 150 000 enfants autochtones ont été tenus d’aller dans ces écoles chrétiennes. Plus tard, il a été dévoilé que beaucoup de ces enfants ont subi des violences psychologiques et sexuelles. En juin 2008, le Premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses pour le système de pensionnats autochtones au nom du gouvernement canadien et de ses citoyens et citoyennes.

Anishinawbe Blog par Bob Goulais écrit [en anglais] que les effets des pensionnats autochtones touchent plusieurs générations et qu’ il faut ne pas les sous-estimer.

“Beaucoup de rescapés et rescapées des pensionnats autochtones et leurs familles n’ont aucune identité à part leur église et ce qu’ils ont appris à l’école. Sans identité et sans acceptation, ils sont bannis, aux marges de société. Bien que cette génération soit peut-être plus tolérante — avec l’accès à plus de programmes sociaux et plusieurs victoires concernant la politique, la loi et les droits — le mal des générations précédentes est fait. Des parents ne savent pas être des parents. Des familles ne savent pas s’aimer…

Pour bien trop de jeunes, le suicide est la solution ultime. Nous le voyons de plus en plus dans les communautés isolées du nord. C’est vraiment le commentaire le plus triste. Je ne peux pas m’imaginer jusqu’à quel point la vie est mauvaise pour qu’un garçon âgé de douze ans se pende à la balançoire du centre de loisirs. Ne pas avoir l’Amour dont il a besoin… ne pas avoir d’espoir. Savoir qu’il n’était pas le premier et qu’il ne sera pas le dernier.”

Pour lutter contre le suicide parmi des jeunes autochtones, le site web Honouring Life Network (Réseau du respect de la vie), financé par Santé Canada, a été lancé en avril 2008. Il contient des ressources pour les jeunes et les éducateurs et éducatrices, un blog [en anglais] et des histoires personnelles des jeunes autochtones, entre autres. Dans cette histoire personnelle un jeune homme parle de la mort de son frère aîné et comment elle l’a amené à envisager de se suicider.

“Au deuxième anniversaire de sa mort, je ne pouvais tout simplement plus supporter qu’il continue à me manquer comme ça. Je me suis levé très tôt le matin et j’ai marché vers l’abri de pique-nique près du lac. Un autre type s’était pendu à cet endroit il n’y avait pas si longtemps. Je sentais comme si le lac était la dernière chose que je voulais voir.

Mon voisin était à dehors à ce moment là et il a commencé à me parler ; j’imagine qu’il a vu que quelque chose n’allait pas. Il n’arrêtait pas de me parler et de me parler encore ; puis il a réveillé mes parents. Je ne leur ai jamais vraiment dit ce que je m’apprêtais à faire, mais quelque part ils s’en doutaient. Cela a été un gros choc pour nous tous et cela nous a réveillé.

Nous sommes alors lancés dans le processus de guérison traditionnelle ; mon père et moi sommes allés à la cabane à suer avec d’autres hommes [ndt : rite traditionnel ]. Je n’en parlerai pas parce que c’est privé. Et ma mère suit le processus aussi en brûlant de la sauge et du foin, ce qui empeste la maison ; mais ça va parce qu’elle est redevenue ma maman comme avant.”

Suicidios entre jóvenes aborígenes llegan a niveles críticos

Por Juhie Bhatia
servindi.org
18 de febrero, 2010

El próximo mes, cuando se inicien las Olimpiadas de Invierno de Vancouver 2010, un símbolo aborígen representará a los juegos. El logo de los juegos es un inukshuk contemporáneo, una escultura en piedra usada por el pueblo inuit de Canadá como monumentos direccionales, que los organizadores dicen que simboliza la amistad y la esperanza. Pero esperanza es algo que parece que les falta a muchos jóvenes aborígenes en Canadá, pues el suicidio sigue ocurriendo en índices alarmantes, lo que está llevando a situaciones críticas en algunas comunidades.

Los índices de suicidios han disminuido en Canadá con el paso de los años, pero no en las comunidades aborígenes, aunque hay una gran variación entre comunidades. Los índices de suicidios son de cinco a siete veces mayores para los jóvenes de las Naciones Originarias que para los jóvenes no aborígenes, y los índices entre los jóvenes inuit (esquimales) están entre los más altos del mundo, 11 veces el promedio nacional. Algunos especulan que realmente el problema es peor, pues las estadísiticas no suelen incluir a todos los grupos aborígenes.

Muchos son los factores que pueden estar contribuyendo con estos altos índices, incluidos aislamiento, pobreza y falta de viviendas adecuadas, servicios de salud, servicios sociales y otros servicios básicos. El blog Sweetgrass Coaching, escrito por Richard Bull, también culpa al dolor y la impotencia resultantes de la colonización:

“No se puede entender el suicidio aborigen sin mirar a la colonización. Nosotros, como pueblo indígena, debemos darnos cuenta de que no teníamos índices altos de suicidios antes de la invasión europea (contacto es una palabra demasiado limpia para lo que pasó en realidad).

Cuando la sociedad canadiense dice que estamos enfermos, es como un asesino sicópata quejándose con alguien que ha tratado de estrangularlo repetidamente de que debería hacer algo respecto de las marcas en el cuello y ver a un psiquiatra acerca de sus pesadillas recurrentes y baja autoestima”.

Específicamente, algunos bloggers señalan a los colegios residentes de Canadá, un sistema de financiación federal administrado por las iglesias que separaron a los niños aborígenes de sus familias y comunidades para ayudarlos a adaptarse a las culturas euro-canadienses. Desde el siglo XIX hasta los años setenta, se exigió a más de 150,000 niños aborígenes a que asistieran a esos colegios cristianos. Después se reveló que muchos de esos niños soportaron maltrato físico, emocional y sexual. En junio de 2008, el Primer Ministro Stephen Harper pidió disculpas en nombre del gobierno canadiense y sus ciudadanos por el sistema de colegios residentes.

El blog Anishinawbe de Bob Goulais dice que no se debe subestimar los efectos multigeneracionales de los colegios residentes.

“Muchos sobrevivientes de los colegios residentes y sus familias no tiene identidad más allá de su iglesia y lo que aprendieron en el colegio. Sin identidad y sin aceptación, están confinados a los márgenes de la sociedad. Aunque esta generación podría tener más aceptación –con acceso a más programas sociales y numerosas victorias políticas, legales y de derechos– el daño de las generaciones pasadas ya está hecho. Los padres no seben cómo ser padres. Las familias no saben cómo Amar…

… Para demasiados jóvenes, el suicidio es la salida suprema. Eso lo vemos más en las remotas comunidades del norte. Verdaderamente, este es el comentario más triste. No puedo imaginar lo mala que debe haber sido la vida para un chico de 12 años como para que se ahorque en el columpio del centro de recreación. No tener el Amor que necesita… no tener esperanzas. Saber que no ha sido el primero y que no será el último”.

Para ayudar a combatir el suicidio entre los jóvenes aborígenes, en abril de 2008 se lanzó el sitio web Honouring Life Network (Red de homenaje a la vida), financiado por Health Canada. Contiene recursos para los jóvenes y los jóvenes trabajadores, un blog e historias personales de los jóvenes aborígenes, entre otras cosas. En esta historia personal un joven habla de cómo la muerte de su hermano mayor lo llevó a considerar acabar con su vida.

“En el segundo aniversario de su muerte, ya no sentía que lo extrañara. Me levanté temprano en la mañana y caminaba al refugio de picnic cerca del lago. Este otro tipo se había ahorcado ahí hace no mucho. Sentía como si quería que el lago fuera lo último que viera.

Pero mi vecino estaba afuera y comenzó a hablarme y creo que se dio cuenta de que algo andaba mal. Me siguió hablando y después despertó a mis padres. En realidad nunca les he dicho lo que iba a hacer pero creo que lo sabían de alguna manera. Fue un gran choque para todos nosotros y nos despertó.

Empezamos a pasar por una curación tradicional; como que mi padre y yo haríamos un sauna con los otros hombres. No voy a hablar acerca de esto porque es privado. Y mi mamá lo hace todo quemando salvia y hierbas, como que hace que la casa apeste pero creo que está bien porque es más como mi mamá de nuevo”.

Violence and Trauma in First Nations

I’ve been watching with great interest the story unfolding in Ottawa, where Constable Eric Czapnik, a father of four, was the first Ottawa Police officer to have been killed in the line of duty since 1983. His alleged assailant, Kevin Gregson is a First Nations man and a suspended RCMP officer. He has been charged with first-degree murder.

On the surface, this seems to be violent, senseless killing – apparently with a robbery motive. But there are still many questions to be answered like: who would try to rob a cop? Or why would you commit robbery in front of a cop in a police cruiser? None of this makes sense.

The likely defence here is insanity given that Gregson blamed a past criminal incident on pre-operative brain cysts. He allegedly pulled a knife and threatened a Mormon church official in Regina in 2006 and was given a conditional discharge. He hasn’t been on the job with the RCMP since.

Any crime that takes the life of another needs to be punished severely. Especially if such an action take the life of a police officer. If Gregson is guilty, so be it – native or non-native.

But what intrigues me is that Gregson is Anishinaabe. According to media reports, he describes himself as an “urban native”, meaning he is a First Nations person that lives and grow up in the city.

There is no question that being a First Nations person, the odds have been stacked against him all his life.

Trauma is a significant factor in the evolution of violence. No matter where we grew up, the reserve or the city, First Nations people are far more likely to have experienced some form of childhood trauma. Be it emotional, physical or sexual abuse, family violence, racism or the effects of poverty.

Poverty is endemic in First Nations. In Canada, one in four aboriginal children live in poverty. So many of our little ones are living in third-world conditions without adequate housing or healthy food. Children are going to school hungry. Poverty isn’t just isolated to reserves, either. The statistics are similar for aboriginal people living in urban centres.

Just imagine if one in four non-native children in Ottawa or Toronto were found to be living in poverty. I’m sure a state of emergency would be called and resources would be immediately mobilized to alleviate such a crisis.

The multi-generational effects of residential schools must not be underestimated. There are thousands of brown people with status cards, wondering why they are different. Wondering why they are confused, depressed and sick. People with no culture, no values or no hope. That was all beaten out of our parents and grandparents, yardstick by yardstick.

Many residential school survivors and their families have no identity beyond their church and what they learned in school. With no identity and without acceptance, they are banished to the margins of society. Although this generation might be more accepting – with access to more social programs and numerous political, legal and rights-based victories – the damage from the past generations has been done. Parents don’t know how to be parents. Families don’t know how to Love.

First Nations people are introduced to violence at an early age – in the home. Violence against aboriginal women continues to be a significant social issue that must be dealt with in a serious manner. First Nations youth living in cities are even more susceptible, as aboriginal street gangs are more prevalent and much more violent.

Sadly, violence is a way of life for many First Nations people. Even my relatively quiet, urbanized native community has had its share of violent confrontations and tragic endings. It has affected me and many other people on my reserve.

Addictions is another incredible factor. Alcoholism began as an early epidemic in our communities. No one knew how to handle the fire-water. It became a means to an end –to wash away the troubles of Indian life. Today, in much the same way, the youth in First Nations are dealing with their lack of identity, poverty and troubles through prescription drug abuse.

For far too many youth, suicide is the ultimate way out. We’re seeing that more in more in remote, northern communities. This is truly the saddest commentary. I can’t imagine how bad life must be for a twelve year-old Cree boy to hang himself at the recreation centre swing-set. To not have the Love he needs… to not have hope. To know that he hasn’t been the first and he won’t be the last.

This isn’t a defence of Mr. Gregson, but a reality check. There is no excuse for violence. But I think there is a significant cause and effect relationship between trauma and violence. It seems to be an unending cycle for First Nations. Violence and trauma begets violence and trauma. At some point this cycle must end.

In First Nations, something has to be done about it to protect our future generations.
Right now, there is too much emphasis on rights. Healing, wellness and reconciliation need to be the key goals for this generation and the next. If we fail at these objectives, there will be no hope for nation building and economic sustainability.